Editorial

AtoulouseEte2015-54” Le Festival Flamenco de Toulouse vous présente sa 17e édition, avec toujours cette volonté de ne pas être un événement comme les autres. L’identité affirmée du festival, c’est bien sûr sa programmation défendue depuis sa création en 2002, mariant exigence artistique et accessibilité au plus grand nombre. Pour mettre en lumière cette constellation d’artistes, quelle meilleure porte d’entrée que l’affiche d’Anaïs Barrachina.

Du 19 au 27 mars, nous vous proposons un voyage au cœur de l’Andalousie.

En ouverture des festivités, honneur au pianiste grenadin Jesús Hernández à l’Institut Cervantes avec son spectacle CERVANTES FLAMENCO, œuvre créée à l’occasion du 400e anniversaire de la mort de Miguel de Cervantes et présentée lors du dernier Festival Musique et danse de Grenade.
Nous poursuivrons notre escapade et ferons étape au centre culturel Henri Desbals pour trois soirées qui nous transporteront tour à tour à Grenade, Séville et Jerez de la Frontera. Tout d’abord avec l’envoûtante danseuse Alba Heredia, figure montante du flamenco, venue tout droit des cuevas du Sacromonte, quartier gitan où jadis naquis la Zambra. Lui succèdera la cantaora gitane Angelita Montoya, et ses VERSOS OLVIDADOS, une célébration aux poétesses de la génération de 1927, des femmes de passion qui ont lutté à travers l’écriture pour les droits des femmes. Un spectacle profondément émouvant. Les portes du centre culturel se refermeront après le passage du cantaor Jesús Méndez. À 34 ans, Méndez est le digne héritier de sa tante, l’une des voix les plus phénoménales qu’ait connue l’histoire du cante : « La Paquera de Jerez », Reine de la Buleria. Le Jerezan amène dans ses bagages un nouvel opus – VOZ DEL ALBA – qu’il présentera à cette occasion, accompagné toujours de son compadre Manuel Valencia.

Afin, notre chemin nous mènera pas à pas, mais à compás, au Casino Barrière où la danseuse Mercedes Ruiz nous fait l’honneur de présenter « DÉJAME QUE TE BAILE » une pièce de grande envolée dont le succès au festival de Jerez 2017 fût retentissant. Cette jeune danseuse au baile intemporel appartient à la race d’artiste brûlant du « feu sacré ».

Des activités parallèles sont également proposées cette année avec la présentation du documentaire IMPULSO du réalisateur Emilio Belmonte au cinéma ABC. Un film autour de la figure de la danseuse et chorégraphe Rocío Molina. Et d’autres surprises… Bref une dizaine de jours que j’aurais l’immense bonheur de partager avec vous, car le flamenco est un art, celui du partage, un art ancré dans une mémoire collective qui célèbre la vie et que tous ces artistes vont partager avec nous. Le rendez-vous est pris, je vous attends !

Maria Luisa Sotoca Cuesta
Directrice Artistique

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